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Chroniques d’Époque
Un homme en habit brodé compte des piles de pièces d'argent devant un coffre ouvert et des billets de monnaie posés sur la table
L'impôt du sang · Enquête majeure · 10 min

Cent livres : le jour où le royaume a écrit son taux de change

Pendant sept ans, l'État a converti de l'argent en hommes. En 1708, il fait l'opération inverse et publie un tarif. Que vaut ce chiffre ?

Enquête · d'après les archives du Dépôt de la Guerre publiées en 1921

Le seuil

Un royaume qui n'a plus d'argent et qui a besoin d'hommes

La guerre de Succession d'Espagne dure. Les soldats de métier coûtent cher et il faut les payer en avance. Le royaume cherche une ressource qu'il possède encore.

Une armée de métier se recrute avec de l'argent. On promet une prime, on paie un engagement, on solde une compagnie. Tant que le trésor suit, la mécanique tient sans contrainte : l'homme accepte ou refuse, et la seule pression exercée sur lui est celle de sa propre pauvreté.

À partir de 1701, le trésor ne suit plus. La monarchie se tourne alors vers la seule ressource dont les campagnes disposent encore en abondance : les corps de leurs jeunes hommes. Et pour l'atteindre, elle n'invente aucun outil. Elle réemploie celui qui fonctionne déjà, celui de la taille.

Le geste est d'une simplicité brutale. Là où les bureaux découpaient une somme entre les provinces, les élections et les paroisses, ils découpent désormais un nombre d'hommes. Les circonscriptions sont les mêmes, les intendants sont les mêmes, la logique de répartition est la même. Seule change la matière que l'on prélève.

L'invention n'est pas militaire. Elle est comptable : c'est la décision d'appliquer à des vivants une procédure conçue pour des sommes.

1701Douze levées, deux régimes successifs : les hommes, puis l'argent1712
  1. Première année du tableau de répartition : 33 345 hommes demandés au royaume.

  2. L'intendant d'Herbigny signale l'emballement des mariages : à Bois-Guillaume, huit garçons se présentent, cent soixante ont été mariés depuis la levée précédente.

  3. Les limites d'âge sont étendues et la distinction entre célibataires et hommes mariés disparaît : tous les hommes valides de 18 à 40 ans tirent.

  4. Un édit énumère les charges exemptées et fixe le seuil : 4 000 livres de finance d'office et au-dessus.

  5. L'ordonnance ouvre le rachat : 100 livres par homme dû. L'option est théorique — Girard montre que les paroisses ne doivent plus, en pratique, donner que de l'argent.

  6. Le tarif de rachat est abaissé à 75 livres. Mais le pays est ruiné : l'intendant Bégon rapporte qu'on a saisi et vendu les meubles des paysans, et qu'il ne faut plus songer à leur demander de l'argent.

  7. Marche arrière : on oblige de nouveau les paroisses à fournir des hommes et non de l'argent. Le total des treize appels atteint 260 695 hommes.

L'engrenage

Ce qu'une administration sait faire, et ce qu'elle ne sait pas faire

Un bureau sait diviser un nombre. Il ne sait pas produire un homme. Toute la violence du dispositif tient dans cet écart.

Quand une somme est répartie entre des villages, chaque village doit trouver de l'argent. Il peut vendre, emprunter, retarder, s'endetter. La contrainte est dure, parfois ruineuse, mais elle porte sur des biens et laisse ouverte une gamme de solutions.

Quand c'est un nombre d'hommes qui est réparti, cette gamme se referme. La paroisse ne peut ni fabriquer un garçon, ni en emprunter un, ni négocier une échéance. Elle ne peut que désigner l'un des siens. Et comme aucun critère ne permet de choisir sans se déchirer, on remet la décision au hasard : un chapeau, des papiers pliés, un seul billet noir.

Le tirage au sort répond donc à un problème très concret : il produit un nom que personne n'a eu à prononcer. Girard note d'ailleurs que l'ordonnance est lue au prône, puis que le tirage a lieu sur la place « en la forme qui se pratique pour les affaires communes de la paroisse » — la procédure ordinaire du village est mobilisée pour une décision qui ne lui appartient pas.

Reste que ce hasard ne s'applique qu'à ceux qui sont devant le chapeau. Et ceux-là ont été sélectionnés bien en amont, par un système d'exemptions qui a vidé les villes avant même que la place du village ne se remplisse.

La taille

Un total en livres

Le village doit trouver une somme. Il peut vendre du grain, emprunter, obtenir un délai, ou laisser saisir des meubles et des bêtes. La dette reste négociable dans le temps.

La contrainte porte sur les biens et s'étale.
La milice

Un total en hommes

Le village doit livrer une personne. Il ne peut ni la produire, ni fractionner la dette, ni la reporter à l'année suivante. Il doit désigner.

La contrainte porte sur les corps et tombe en une fois.

Un impôt en argent se discute. Un impôt en hommes ne se discute pas : il se tire au sort.

Il peut même produire des effets contraires au service de Sa Majesté, en ce que la répartition n'estant point encore faite, bien des jeunes gens auront le tems de s'absenter de leurs paroisses avant qu'on soit en état de les faire tirer au sort.

Chamillart au commandant du Bas-Poitou, novembre 1705 — Réprimande après la publication anticipée de l'ordonnance à Fontenay · Girard, 1921, p. 228
Les archives

Le tableau, ligne à ligne

Le tableau imprimé par Girard a l'apparence exacte d'une comptabilité ordinaire : des provinces en lignes, des années en colonnes, des totaux en bas et à droite.

Il faut regarder ce tableau en sachant ce qu'on regarde. La mise en page est celle d'un état de finances : rangées de généralités, colonnes annuelles, report des totaux. Un lecteur pressé y verrait des livres tournois.

Ce sont des hommes. La Bretagne doit 3 150 hommes en 1701, la généralité d'Alençon 990, celle de Caen 990, celle de Rouen 1 710, celle de Paris 1 890. Les points de conduite qui traversent la page relient un nom de province à un nombre de départs.

La dernière ligne additionne les provinces pour chaque année ; la dernière colonne additionne les années pour chaque province. Au croisement des deux, un seul nombre récapitule l'ensemble : 260 695. L'année 1711 occupe d'ailleurs deux colonnes, un premier et un second appel : douze années, treize levées.

Ce total n'est pas un décompte de soldats effectivement partis. C'est la somme des contingents demandés, telle que l'administration l'a portée sur ses propres états. L'écart entre ce qui est demandé et ce qui arrive au régiment est précisément l'objet de toute la correspondance des intendants : fuites, exemptions, remplacements, désertions en route.

Il suffit à ce tableau de traiter des garçons avec la mise en page réservée aux recettes.

Le tableau, et ce qui l'entoure

Toutes ces pièces sont des imprimés de 1896 et 1921. Elles donnent accès à des archives ; elles ne sont pas ces archives.

Page 200 de Georges Girard : tableau de répartition de l'impôt du sang, provinces et généralités en lignes, années 1701 à 1705 en colonnes

Les provinces et les cinq premières années

Page 200 : les lignes de généralités et les colonnes 1701 à 1705. La ligne des totaux annuels court en bas.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 200 · Tableau imprimé · Girard 1921, pas un registre originalExplorer le document
Page 201 de Georges Girard : suite du tableau, années 1706 à 1712, colonne des totaux et total général de 260 695

Les totaux, et le nombre de treize appels

Page 201 : les colonnes 1706 à 1712, la colonne des totaux par province, et le total général de 260 695.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 201 · Tableau imprimé · Girard 1921, pas un registre originalExplorer le document
Détail du tableau de répartition de Girard : les premières généralités et la colonne 1701, Bretagne 3 150, Alençon 990, Caen 990, Rouen 1 710, Paris 1 890

Année 1701, ligne à ligne

Le détail des premières généralités : Bretagne 3 150, Alençon 990, Caen 990, Rouen 1 710, Paris 1 890.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 200 · Détail d'un tableau imprimé · Girard 1921Explorer le document
Détail de la page 141 de Girard : le passage sur le maître brodeur Ragier et le refus de ses créanciers

« Qu'il périsse dans les prisons »

Page 141 : le refus des créanciers du brodeur Ragier, dans les termes de l'apostille administrative.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 141 · Détail d'une page imprimée · Girard 1921Explorer le document
Détail de la page 108 de Girard : le four gardé par une petite garnison, le cri « Qui vive ? » et l'enlèvement de l'écolier de Saint-Séverin

Le four et son « Qui vive ? »

Page 108 : la garnison du four de Saint-Arnoul, puis l'écolier en lois enlevé à la sortie de Saint-Séverin.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 108 · Détail d'une page imprimée · Girard 1921Explorer le document
Gravure d'une séance de tirage au sort de la milice sur une place de village : un homme tend un chapeau à un groupe de jeunes gens, un officier assis à une table les observe, une foule et un chien occupent l'avant-plan

La séance de tirage

La gravure décrite par Girard : le chapeau tendu, le fonctionnaire assis, la foule, le chien. Reproduction de 1896 d'après une estampe que sa légende date de 1705.

Émile Bourgeois, Le Grand Siècle, 1896, p. 261 · d'après une estampe conservée à la Bibliothèque nationale · Reproduction imprimée de 1896 · datation de l'estampe discutéeExplorer le document
Page 228 de Girard citant la réprimande de Chamillart après la publication anticipée de l'ordonnance à Fontenay et annonçant l'estampe du tirage au sort

Le secret de la levée

Page 228 : la lettre de Chamillart sur les jeunes gens qui auraient « le tems de s'absenter », suivie de l'annonce de l'estampe.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 228 · Étude imprimée · Girard 1921Explorer le document
Page 209 de Girard énumérant les charges exemptées de milice et le seuil de 4 000 livres

Le prix de n'y être pas

Page 209 : la fin de la liste des charges exemptées, refermée par le seuil de 4 000 livres de finance d'office.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 209 · Étude imprimée · Girard 1921Explorer le document
Page 206 de Girard rapportant les 160 mariages de Bois-Guillaume, l'ordonnance de 1703 et la tolérance accordée à l'homme marié qui livre un fuyard

La parade et la riposte

Page 206 : les cent soixante mariages de Bois-Guillaume, l'ordonnance de 1703, et la tolérance accordée « semble-t-il » à l'homme marié qui livre un fuyard.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 206 · Étude imprimée · Girard 1921Explorer le document
Fac-similé d'une affiche de recrutement parisienne de 1705 pour les grenadiers à cheval du duc de Bretagne, avec une gravure de cavalier et le texte « De par le Roy »

L'autre voie de recrutement

Le fac-similé d'une affiche de racoleur parisienne de 1705 : là où la milice ordonne, l'armée de métier propose « toutes sortes de satisfactions ».

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, frontispice · Fac-similé imprimé · affiche parisienne de 1705, produite par Girard au chapitre des fausses affichesExplorer le document
Page 261 du Grand Siècle d'Émile Bourgeois portant la gravure du tirage au sort et sa légende imprimée

La page qui date la gravure

La reproduction de 1896 avec sa légende : « D'après une estampe de 1705, représentant la première levée des milices. » C'est cette seule ligne qui fournit la date.

Émile Bourgeois, Le Grand Siècle, 1896 · Internet Archive · Page imprimée de 1896 · légende d'origine conservéeExplorer le document
Page 108 de Girard décrivant le four gardé par une petite garnison, le cri « Qui vive ? » et l'enlèvement de l'écolier de Saint-Séverin

Le four et ses sentinelles

Page 108 : le four gardé depuis un mois, le « Qui vive ? » des sentinelles, puis l'écolier en lois enlevé à la sortie de Saint-Séverin.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 108 · Étude imprimée · Girard 1921Explorer le document
Page 141 de Girard rapportant le refus des créanciers du maître brodeur Ragier

Un corps, deux propriétaires

Page 141 : les créanciers du brodeur Ragier refusent 2 000 livres d'acompte et déclarent préférer qu'il périsse en prison.

Georges Girard, Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV, Plon, 1921, p. 141 · Étude imprimée · Girard 1921Explorer le document
Le mécanisme

Du Conseil au chapeau, quatre divisions successives

Aucune étape n'invente le nombre qu'elle transmet. Chacune se contente de diviser celui qu'elle a reçu, jusqu'à ce qu'il devienne une personne.

La force du dispositif tient à ce qu'il ne demande à personne de décider. Le Conseil arrête un total sans connaître un seul village ; l'intendant répartit sans rencontrer un seul garçon ; le subdélégué préside une séance dont le résultat lui est indifférent. Girard note qu'à Authon, le fonctionnaire feuillette un livre pendant le tirage.

Cette indifférence n'est pas de la cruauté personnelle. Elle est structurelle : à chaque étage, l'agent exécute une division arithmétique qui a été calculée ailleurs. La seule personne à qui l'on demande un choix véritable est le villageois qui plonge la main dans le chapeau, et ce choix-là n'en est pas un.

La descente du nombre

Schéma de fonctionnement établi d'après Girard, 1921 : chapitres sur la répartition, les appelés et le tirage au sort.

01Le Conseil fixe le total

Un contingent est arrêté pour l'ensemble du royaume, en fonction des besoins de la guerre et non des ressources des campagnes.

02Les bureaux divisent

Le total descend par les circonscriptions fiscales existantes : provinces et généralités, puis élections, puis paroisses.

03Les archers portent l'ordre en même temps

Les itinéraires sont calculés pour que toutes les paroisses apprennent la levée le même jour. Le secret ne protège pas une opération militaire : il empêche les garçons de partir avant.

04La paroisse tire au sort

Après la messe, sur la place, les garçons appelés puisent un billet dans un chapeau. Le hasard fournit le nom que l'administration n'a pas voulu désigner.

La vidéo

Le moment où la conversion s'inverse

L'épisode arrive à ce basculement dans son dernier mouvement : à partir de 1708, la paroisse ne fournit plus un homme, elle paie une somme.

Revoir la séquence : quand le sang redevient de l'argent

Le passage suit le retour à la monnaie ordinaire, la formule de saisie reprise mot pour mot à la taille, et la question qu'il laisse ouverte : quelque part, un taux de change a été écrit.

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Trois lieux de la levée, tels que l'épisode les reconstitue

Ces images sont des évocations produites pour la vidéo. Elles ne documentent rien : elles donnent une forme à ce que les archives décrivent sans le montrer.

Foule de villageois rassemblée devant une église, autour de trois hommes en habits de fonction

La paroisse assemblée

Après la messe, sur la place : le lieu où le nombre venu de Versailles devient un nom.

Chroniques d'Époque · Évocation produite pour l'épisodeExplorer le document
Bureau administratif d'Ancien Régime, registre ouvert et pile d'affiches imprimées portant l'en-tête « De par le Roi »

Le registre et la pile d'affiches

Les deux instruments du recrutement : la colonne à remplir d'un côté, l'annonce à coller de l'autre.

Chroniques d'Époque · Évocation produite pour l'épisodeExplorer le document
Cour parisienne pavée fermée par une porte de four voûtée, un homme en habit noir encadré par deux hommes, un soldat écrivant à une table

La cour et la gueule du four

L'autre bout de la chaîne : une arrière-cour parisienne, une porte, et le temps qu'il faudra.

Chroniques d'Époque · Évocation produite pour l'épisodeExplorer le document
La leçon

Ce que cent livres disent, et ce qu'elles ne disent pas

Le chiffre existe. Il est imprimé, daté, cité. Reste à lire exactement ce qu'il mesure.

L'ordonnance du 15 novembre 1708 est brève. Elle rappelle que la levée doit être faite sans retardement, donne l'état de répartition habituel, et ajoute une clause : les particuliers obligés de tirer au sort peuvent, s'ils le préfèrent, « donner 100 livres pour chacun homme que les paroisses et communautez auront à fournir ». L'année suivante, puis jusqu'en 1712, la somme est abaissée à 75 livres.

La tentation est immédiate : voici le prix d'un homme. Elle doit être écartée. Ces cent livres ne sont pas le prix d'une vie mais le prix d'une dispense — le montant que la collectivité verse pour ne pas avoir à livrer quelqu'un. Personne n'achète un garçon ; une paroisse solde une obligation. Et le tarif baisse d'un quart en un an, ce qui suffit à montrer qu'il suit l'état du trésor royal et non une évaluation quelconque des personnes.

Ce que le chiffre établit, en revanche, est déjà considérable. Il prouve que les deux prélèvements sont devenus commensurables dans l'esprit des bureaux : une même obligation peut désormais s'éteindre en hommes ou en livres, et l'administration sait convertir l'une en l'autre. L'équivalence n'est pas philosophique, elle est procédurale.

L'argent qui remplace les hommes est lui-même du papier déprécié : en 1709, dans la généralité de Tours, on ne compte que 300 000 livres d'argent comptant pour 600 000 livres de billets, et les officiers payés de cette façon perdent environ la moitié au change. Le royaume s'est remis à demander de l'argent au moment précis où cet argent ne valait plus grand-chose. Et la marche arrière suit vite : en 1711, les paroisses sont de nouveau obligées de fournir des hommes.

Le tarif ne dit pas ce que vaut un homme. Il dit qu'un bureau a pu, un jour, inscrire les hommes et les livres dans la même colonne — et que cela n'a surpris personne.

Je ne doute pas qu'elles ne choisissent touttes de donner l'argent.

L'intendant de Bâville, sur le choix laissé aux paroisses — Cité par Georges Girard, 1921

Les sources derrière cette lecture

Travaux universitaires, éditions d’archives et pièces matérielles ayant servi à établir les faits et contrôler les affirmations historiques.

  1. Georges Girard, Plon, Paris, 1921Le service militaire en France à la fin du règne de Louis XIV. Racolage et Milice (1701-1715)

    Le tableau de répartition année par année, le texte de l'ordonnance de 1708 et le détail des paiements en billets de monnaie.

    Consulter la source
  2. citée par Georges Girard, 1921Ordonnance du 15 novembre 1708 sur le remplacement à prix d'argent

    La clause de rachat : « donner 100 livres pour chacun homme que les paroisses et communautez auront à fournir ».

  3. Dépôt de la Guerre · citée par Georges Girard, 1921Correspondance de l'intendant de Bâville sur le remplacement à prix d'argent

    Le pronostic d'un intendant : « Je ne doute pas qu'elles ne choisissent touttes de donner l'argent. »

  4. Dépôt de la Guerre · cité par Georges Girard, 1921, p. 283Relevé de la généralité de Tours, 1709

    Trois cent mille livres d'argent comptant pour six cent mille livres de billets : la mesure de la perte au change subie par les officiers payés en papier.