Le cueilloir de Cuy : seize paiements sous un seul nom
En 1662, un contribuable de Cuy règle sa taille en seize fois. Les sommes s’alignent bout à bout, sans date après le premier paiement : deux sous, trois sous, cinq sous quand l’argent apparaît.
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- La machine à payer
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Le « papier pour faire le recepte » de Cuy, dans l’élection d’Argentan, devait permettre de lever 447 livres et 6 sols sur cinquante et un feux utiles. Edmond Esmonin en publie une partie et analyse la manière dont les paiements y sont inscrits.
Deux contribuables seulement paient en une fois. D’autres règlent en huit, dix ou douze passages. Pierre Bonvoisin fils Macé atteint seize versements ; la veuve Mathieu Corneilles quatorze ; Julien Bodé treize.
Seule la date du premier versement est généralement notée. Les sommes suivantes sont écrites bout à bout, en chiffres de compte, avec des blancs qui permettent des ajouts. Le cahier est un outil de tournée avant d’être une archive ordonnée pour l’historien.
L’original consulté par Esmonin n’est plus localisé. L’image disponible est donc la reproduction typographique de 1913, pas un fac-similé du cueilloir. Cette limite n’efface pas ce que la structure conserve : la répétition physique du retour à la même porte.
Les liens derrière cette note
Ces pages ont servi à vérifier et approfondir ce point. Elles sont choisies pour leur apport direct, pas pour donner l’illusion d’une bibliographie exhaustive.
- Edmond Esmonin, Hachette, 1913La taille en Normandie au temps de Colbert (1661-1683)
L’étude fondatrice, appuyée sur les archives normandes, qui transcrit le procès-verbal de Rots, reproduit le cueilloir de Cuy et documente collecte, saisies et emprisonnements.
Consulter la source - Pierre Le Pesant de Boisguilbert, 1695-1707Le Détail de la France
Le témoignage situé d’un réformateur sur les paiements « sol à sol », les passages répétés des collecteurs et les effets de la taille.
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