Mahaut, verrière : une femme derrière les vitraux de Reims
Mahaut est verrière, veuve depuis quatre ans, et l'une des très rares femmes du chantier à signer ses propres vitraux. Elle gère son atelier seule, avec trois apprentis dont deux filles.
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- Épisode
- Les cathédrales I
- Format
- Note courte

Mahaut est une exception. À Reims en 1220, elle est la seule femme qui signe ses vitraux. Les autres verrières restent dans l'ombre de leur mari, de leur frère, de leur père.
Cette autonomie, elle l'a payée en savoir-faire. Elle teint ses verres elle-même au cobalt, à l'étain, au cuivre. Elle soude les plombs au fer chaud et trace ses cartons à la lueur d'une chandelle.
Dans son atelier, trois apprentis, dont deux filles — ce qui, à Reims en 1220, est pratiquement inouï.
Régine Pernoud a montré que la présence de femmes sur les chantiers médiévaux, bien que minoritaire, était réelle.
Les liens derrière cette note
Ces pages ont servi à vérifier et approfondir ce point. Elles sont choisies pour leur apport direct, pas pour donner l’illusion d’une bibliographie exhaustive.
- Régine Pernoud, Stock, 1980La femme au temps des cathédrales
La place des femmes dans la société médiévale et sur les chantiers.
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